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STRATEGIE NATIONALE POUR LE DEVELOPPEMENT

DE LA COMPETITIVITE LOGISTIQUE

 

La loi 59-09 portant création de l'agence nationale de développement de la logistique

Participation de Mr Aziz Rebbah aux ‘Escales sectorielles’ organisées par la CGEM, sur le transport et la logistique.

Lancement des travaux de la construction de la route maritime entre le port de Casablanca et la zone logistique de Zenata et de la plateforme logistique à Mita

Synthèse de la stratégie et du Contrat-Programme 2010 - 2015

Plan de développement des zones logistiques dans la région du grand Casablanca


La définition de cette nouvelle stratégie s’est basée notamment sur la conduite, de concert avec le secteur privé et les principaux acteurs publics concernés, d’une étude stratégique dont le financement a fait l’objet d’une convention avec le Fonds Hassan II pour le développement économique et social signée sous la Présidence DE SA MAJESTE LE ROI, Que Dieu L’Assiste, le 19 mai 2008.

 

La logistique peut se définir comme suit : « ensemble des activités de transport, de conditionnement, de stockage, d’approvisionnement et des services connexes ayant pour objet des gérer les flux de marchandises et les flux d’informations y associés dans des conditions de coût, de délai et de sécurité optimales ».

 

Elle comprend essentiellement les activités de transport, de stockage et des services a valeur ajoutées apportées à ces marchandises en vue de leur gestion optimale.

 

L’étude menée a montré le potentiel d’amélioration de la compétitivité de l’économie marocaine, à l’export et à l’import comme en interne, par le biais d’une logistique performante réorganisant et optimisant les différents flux de marchandises.

 

Aujourd’hui, la performance du secteur dans son ensemble reste à un stade intermédiaire, caractéristique des pays émergeants, avec un fort potentiel de développement, une offre de services logistiques encore variable en termes de coût, de qualité, et de délai, une demande des opérateurs en moyenne peu sophistiquée, et un manque d’infrastructures spécialisées sur certains flux.

 

Le développement de ladite stratégie et la mise en œuvre du plan d’action y afférent préconise les axes suivants : 

 

1.       le développement d’un réseau national intégré de zones logistiques à proximité des grands bassins   de consommation, des zones de production et des principaux points d’échanges et grandes infrastructures de transport (ports, autoroutes, chemins de fer, …), sur une superficie de 3.300 ha dont 2.080 ha à l’horizon 2015,

 

2.       la mise en œuvre de mesures d’optimisation et de massification spécifiques à chaque flux de marchandises (conteneurs, céréales, produits énergétiques, exportations,…),

 

3.       l’émergence d’acteurs logistiques nationaux, publics et privés, intégrés et performants,

 

4.       le développement des compétences à travers un plan national de formation dans les métiers de la logistique (cadres, techniciens, opérateurs spécialisés),

 

5.       la mise en place d’un cadre de gouvernance du secteur (notamment la création de l’Agence Marocaine pour le Développement de la Logistique dont le projet de loi portant création a été approuvé par le conseil des ministres présidé par SA MAJESTE LE ROI, Que Dieu L’Assiste, le 5 mars 2010) et de mesures de régulation adaptées.

 

 

La nouvelle stratégie :

 

·         s’appuie sur le formidable développement qu’ont connu les infrastructures de base au cours de la dernière décennie dans le cadre de la politique des grands chantiers conduite par Sa Majesté Le Roi, que Dieu l’Assiste. Cette politique consiste notamment à doter chaque région ou territoire des infrastructures, en particulier de transport, de nature à lui donner les moyens de son développement c’est-à-dire la valorisation économique et sociale des atouts, potentialités naturelles et humaines disponibles. Les complexes portuaires Tanger-Med et Nador West Med, Safi et Dakhla en cours d’étude, les développements ferroviaires connectant ces ports, le développement des aéroports au Hub de Casablanca et dans les régions, et enfin le développement du réseau autoroutier qui connectera[1] en 2015 toutes les villes ayant plus de 400 000 habitants avec 1800 km, constituent les éléments les plus apparents de cette politique et de sa cohérence.

 

·         s’appuie aussi sur la libéralisation et la redéfinition du cadre institutionnel dans le secteur des transports en particulier de marchandises, historiquement monopolistique et étatique, et devenu depuis 2007, par la mise en œuvre de plusieurs réformes concernant les secteurs portuaires, transports maritimes, transports routiers, transport ferroviaire, largement ouvert à la compétition économique entre les acteurs et à l’initiative et à l’investissement privé.

 

·         est cohérente avec les choix d’ouverture de l’économie marocaine (accords de libre échange, accords d’association) sur la politique des échanges et du commerce international qui créent une perspective de croissance importante des flux de marchandises import, export et de distribution domestique.

 

·         accompagne les stratégies sectorielles nationales (Plan Maroc Vert, Emergence, Plan Halieutis, Plan Rawaj, Stratégie Energétique, etc.) qui créeront immanquablement un accroissement des flux de marchandises, liés notamment aux investissements nationaux et étrangers dans ces secteurs.

 

·         parachève enfin et surtout ces stratégies sectorielles. En effet, ces dernières ont pour objet d’accroitre la compétitivité économique de notre production nationale et de la hisser au rang mondial, en particulier pour les métiers mondiaux du Maroc. Cette stratégie ne pourra être atteinte si les points de compétitivité difficilement acquis par les stratégies sectorielles sont perdus par une chaine logistique non performante recréant des surcoûts, et des pertes de délais à l’amont (importation des intrants) et à l’aval (exportation des produits et distribution domestique) des phases de productions (industrielle, agricole, pêche etc.). Cette stratégie est donc essentielle au succès des stratégies sectorielles et au développement de la compétitivité économique marocaine. Elle sert ainsi directement les intérêts des opérateurs économiques.

 

·         permettra ainsi de réduire les coûts logistiques de 20% du PIB aujourd’hui à 15% qui est le ratio observé pour les pays émergents (Brésil, Mexique,..), améliorant d’autant la compétitivité de l’économie nationale.

 

·         est résolument orientée vers le pragmatisme et les réalisations concrètes à court et moyen terme,  notamment par la réalisation de 70  zones logistiques dans 18 villes totalisant 3.300 ha à la fin du programme avec le lancement de près de la moitié des zones sur 2.080 ha d’ici 2015.

 

·         accélèrera la croissance économique de 0,5 points de PIB par an pendant 10 ans, soit 5 points de PIB en 10 ans ce qui correspond à une plus value économique directe de 20 milliards de dirhams et globale (directe et indirecte) de 40 milliards de dirhams sur la même période. Elle génèrera un investissement de l’ordre de 60 milliards de dirhams, en grande majorité par le secteur privé, et une création d’emploi nouveaux de 36000 d’ici 2015 et 100000, à l’accomplissement de la stratégie 15 ans plus tard.

 

·         s’accompagne d’un plan de formation d’ores et déjà étudié et défini de manière détaillée portant sur la formation de 61.000 personnes d’ici 2015 et 173.000 personnes tout le long du développement de cette stratégie. Ce plan et cette stratégie contribueront à la réduction des écarts sociaux et au renforcement de la classe moyenne.

 

En formant et qualifiant 46.000 opérateurs spécialisés et 13000 techniciens spécialisés, cette stratégie permettra d’aborder par la formation une part importante des chômeurs urbains disposant de peu ou pas de qualification professionnelle de base. Elle peut être aussi l’occasion d’intégrer dans le secteur formel des jeunes compétences qui s’expriment et réussissent aujourd’hui dans l’économie et la technologie informelle leur donnant ainsi les moyens d’un meilleur épanouissement pour leur bénéfice propre et pour celui de la collectivité.

 

·         peut être considérée pionnière dans la mesure où les exemples connus se limitent à une plateforme logistique voire à une région, mais pas à une définition notamment d’un réseau de plateformes interconnectées à l’échelle d’une nation.

 

·         aura un effet positif sur le pouvoir d’achat. La rationalisation et simplification de la gestion des flux de marchandises, notamment des produits de consommation de base (produits agricoles, blés, produits frais, viandes et poissons) et autres produits de consommation qu’ils soient importés ou produits au Maroc, ainsi que la baisse des coûts logistiques associés se traduira par une meilleure maîtrise des prix de ventes aux consommateurs, une réduction des intermédiaires et de la spéculation dans le commerce et la distribution, et une défense du pouvoir d’achat des consommateurs.

 

·         autorisera, à travers l’organisation du transport et des flux de marchandises autour de plateformes logistiques directement connectées aux ports, et aux infrastructures autoroutières et ferroviaires et à proximité des bassins de production et de consommation, sans pénaliser l’économie marocaine, une régulation réelle du transport de marchandises par camion, en particulier dans les villes. Elle permettra de diminuer la congestion dans les centres villes en limitant les flux urbains aux camions de petits et moyens tonnages pour l’approvisionnement.

 

Ceci rompra avec les pratiques actuelles de circulation de porte-conteneurs ou autres semi-remorques des grands tonnages et de stationnement en centres villes et dans les quartiers urbains très denses, améliorant ainsi l’espace de vie et l’environnement.

 

·         aura un autre impact très appréciable sur l’environnement puisqu’elle diminuera de 35% les émissions de CO2 liées aux transports de marchandises  contribuant clairement aux objectifs d’amélioration de la politique environnementale en application et des dernières instructions de Sa Majesté Le Roi, que Dieu L’assiste, lors du dernier discours du Trône, améliorant ainsi la santé et la vie des citoyens.

 

La mise en œuvre de cette stratégie se base sur une approche partenariale entre l’Etat et le secteur privé. A cet effet, un Contrat Programme sur la période 2010-2015 est conclu pour définir le cadre de développement du secteur de la logistique au Maroc, fixer les grandes lignes et les objectifs de la nouvelle stratégie intégrée pour le développement de la compétitivité logistique et décliner les engagements communs de l’Etat et du secteur privé.

 

Dans le cadre de la déclinaison de la stratégie logistique au niveau territorial et sectoriel, le contrat programme prévoit l’élaboration de contrats d’application pour le développement des zones logistiques au niveau régional ainsi que des contrats d’application transversaux et sectoriels qui concernent la formation, la mise à niveau du transport routier de marchandise ainsi que l’amélioration de la compétitivité logistique des principaux flux : hydrocarbures, produits agricoles, distribution nationale, matériaux de construction et import/export.

 

Le premier contrat d’application concerne la région du Grand Casablanca, principal pôle économique du Royaume, a été conclu également. Ce contrat d’application définit huit zones devant abriter les futures plateformes logistiques dans la région qui s’étaleront sur une superficie de 978 ha dont 607 ha en 2015 convenablement connectées aux réseaux de transports autoroutier, ferroviaire, aéroportuaire et portuaire.

 

A l’instar du contrat du grand Casablanca, les contrats d’application des autres régions seront finalisés de concert avec les acteurs locaux et services concernés parallèlement à l’élaboration de contrats spécifiques pour les opérateurs de transport de marchandises, la formation et l’optimisation des différents flux logistiques.



[1] Le réseau actuel atteint 917 km et en juin 2011 il dépassera les 1400 km