Armement marocain

 

Le Maroc reste en marge des grands courants de transport maritime. 

Il en résulte que le prix du fret vers notre pays est le double de la moyenne mondiale.  

La raison profonde est que les principaux armateurs étrangers n’affrètent à destination du Maroc que des unités de petites tailles, car le transport en grands navires n’est rentable que si la productivité est suffisamment élevée pour réduire les temps d’immobilisation. 

Nos ports sont touchés par des porte-conteneurs qui acheminent en  moyenne deux cent boîtes par voyage, alors que les navires des dernières générations dépassent les cinq mille boîtes. 

Et en raison de la réglementation nationale en vigueur, les charges de fonctionnement d'un navire marocain sont de 25% supérieures à celles de son homologue étranger. 

L’armement national assure actuellement 12% du trafic en tonnage, et se concentre essentiellement sur les lignes régulières, l’acide phosphorique, les agrumes primeurs, le cabotage et le trafic de passagers et de voitures.  

La flotte comporte en ce moment 44 unités d'un port en lourd de 250.000 tonnes. De ce total de navires, les deux compagnies publiques, Comanav et Marphocean, possèdent la moitié en nombre, ce qui représente 70 % en  tonnage. Comanav se consacre au trafic de ligne, et  Marphocean à celui du transport de produits chimiques en vrac. 

En faisant abstraction des "cars ferries" et du cabotage pour le transport de produits pétroliers, les compagnies privées n'opèrent qu'un ou deux navires chacune et manquent d'assise financière. 

Parmi les armements émergeants, il convient de citer I.M.T.C.