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HISTORIQUE MARINE MARCHANDE |
Au début du 19° siècle, il n’existait plus au Maroc
d’entreprise d’armement commercial, de sorte que la flotte maritime était
uniquement constituée par des barcasses employées à l’embarquement et au
débarquement de marchandises dans les rades du pays.
Ce vide ne sera comblé qu’à l’installation au Maroc
de l’armement Paquet.
L’armateur marseillais Nicolas Paquet pensait qu’il y avait quelque chose à entreprendre avec l’Empire Chérifien. Ce fut l’origine de son installation au Maroc où une ligne régulière de navigation maritime conçue à partir de 1862, fut inaugurée l’année suivante entre Marseille, Casablanca et Safi en même temps qu’était fondée la Compagnie de navigation marocaine.

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Le vapeur « Le Maroc » de la Cie française Paquet qui
le premier relia Marseille aux ports du Maroc |
Parallèlement, Nicolas Paquet créait une maison de
commerce avec le Maroc, qui fut pour le développement futur de la Compagnie de
navigation, un appui stratégique.
Dans l’immédiat, la ligne dut être prolongée aux
Canaries pour pallier l’insuffisance du fret entretenu par l’interdiction des
exportations de produits agricoles.
Grâce aux progrès lents mais suivis de la ligne, des
départs réguliers les 7 et 22 de chaque mois furent annoncés.
Cette fréquence, même relative, et difficile à
maintenir, entraîna bientôt la régularité du trafic sur le Maroc et le
développement des affaires, à telle enseigne qu’en 1868, était commandé un
navire neuf, le «Souirah» de 600 tonneaux, premier vapeur marseillais ; puis
en 1870, la «Vérité» de 1.100 tonneaux, en 1872, la «Meuse», de 1.400 tonneaux
et en 1874, la «Meurthe» de 1.400 tonneaux également.
Encouragé par le Sultan Moulay Hassan 1er,
Paquet augmente les rotations sur le Maroc qui favorisèrent l’essor de
Casablanca au détriment d’Essaouira et de Tanger.
Dans cette dernière ville, escalait un service
paquebot constitué sur la ligne assurant une rotation hebdomadaire, sauf en
période d’hiver où elle devient tri mensuelle.
Alors qu’une autre liaison régulière de paquebots
mixtes partant d’Oran, tous les 14 jours, desservait les ports de Tanger,
Casablanca, EI Jadida, Safi, Essaouira et Agadir effectuait le retour par
Barcelone et Marseille.
De nouvelles lignes cargo au départ de Marseille, à
destination du Maroc sont créées : Melillia, Sebta, El Jadida, Safi, Essaouira,
Agadir sont leurs points de toucher, une ligne spéciale relie les ports
fluviaux de Rabat et Kénitra. Les vapeurs de charge ouvrent la voie à
l’exportation des céréales du Maroc vers les différents ports de la
Méditerranée Occidentale.
En 1912, les autorités se préoccupent de doter le
pays d’établissements portuaires et, afin d’assurer les moyens d’entretenir
des relations suivies avec les pays voisins particulièrement l’Algérie.
En 1917, en pleine guerre mondiale, le Maroc décide
de se pourvoir d’une petite flotte de commerce. Le but recherché était non
seulement l’aisance de ravitaillement du pays, mais aussi le développement de
liaisons assidues avec certains ports, tels Le Havre et Dunkerque qui,
auparavant, ne recevaient jamais directement de produits du Maroc.
Il fut décidé en 1918 d’acquérir deux navires
argentins de 1.200 tonneaux chacun, de réquisitionner un petit bateau de 400
tonneaux, le «Fédala», qui appartenait à la Compagnie Plisson et d’armer le
vapeur allemand «Mogador», saisi lors de la déclaration de guerre, et placé
sous séquestre, depuis le début des hostilités, c’est à dire en 1914.
Les résultats d’exploitation furent désastreux et dès
1922 on renonça à poursuivre l’expérience et les quelques unités qui
composaient la flotte d’Etat marocaine furent liquidées.
On estima alors que l’institution d’un armement
marocain ne se justifiait que pour la navigation locale et qu’il suffisait en
conséquence de réserver aux bateaux marocains le cabotage, l’exploitation des
ports et la pêche.
C’est ce qui explique l’état embryonnaire de la
flotte commerciale marocaine en 1956.
En même temps que le pavillon marocain émergeait, il
fallut s’occuper de lui donner un statut.
Dès 1917 parut un dahir qui fixa le régime de la
navigation maritime au Maroc, mais d’une manière toute provisoire, puisque ce
texte fut bientôt abrogé par la promulgation du dahir du 31 mars 1919, qui formera
par l’association de 3 règlements le Code de commerce maritime, le code
disciplinaire et pénal de la marine marchande et le règlement sur la pêche
maritime.
Ces règlements, qui ont été depuis seulement
retouchés dans certains points de détail, constituent encore à l’heure
actuelle la charte de la Marine Marchande.
Au moment ou le dahir du 31 mars 1919 fut élaboré, il
n’existait au Maroc qu’un embryon de législation en matière sociale. L’armement
échappa ainsi à une réglementation contraignante pour le patronat, au moins
jusqu’en 1956.
Pendant longtemps, en raison de ce vide juridique,
les armateurs n’ont subi aucune restriction en matière de recrutement des
équipages et n’étaient assujettis qu’à des obligations limitées pour la
composition des effectifs, l’embarquement des officiers, la durée du travail et
même le contrôle de la sécurité à bord.
L’attribution du pavillon chérifien se trouvait d’ailleurs
elle-même soumise à des règles libérales, la marocanisation d’un navire était
soumise à la seule condition que le navire soit la propriété d’un Français ou
d’un Marocain ou d’une société formée pour les trois quarts, d’associés ou de
capitaux français ou marocains. Modifiant cette condition, dans le cas où le
navire est propriété d’une société, il suffisait alors que la nationalité
s’applique à la majorité des membres du conseil d’administration ou du conseil
de surveillance à son président, directeur ou administrateur délégué.
Il fut décidé que, pour l’application de l’article 4 de
l’Acte de navigation du 21 septembre 1793, concernant le monopole du pavillon
national, et de la loi du 2 avril 1889, concernant les relations maritimes
entre la France et l’Algérie, les bâtiments de nationalité marocaine et aussi
d’ailleurs ceux de nationalité tunisienne seraient assimilés aux navires
français. Ce fut l’objet de la loi du 20 octobre 1919.
Mais la facilité avec laquelle le pavillon marocain
pouvait être obtenu ne tarda pas à produire des conséquences imprévisibles.
Certaines entreprises cherchèrent en effet à faire
passer leur navire sous la complaisance du pavillon marocain à seule fin de
bénéficier des avantages d’une législation maritime et sociale moins exigeante.
Il arrivait souvent d’ailleurs que les unités auxquelles la marocanisation
était ainsi accordée ne touchaient jamais les ports d’Afrique du Nord. L’attribution
de la nationalité marocaine apparut ainsi comme un moyen commode pour les
armateurs français d’éluder les obligations de la réglementation française et
de détourner notamment la règle fixée par l’Acte de 1793, en ce qui concerne la
composition des équipages.
Des armateurs étrangers profitèrent également de
cette facilité ; ils constituèrent des sociétés qui, en fait, n’avaient de
marocain que le nom. Sous le couvert du pavillon Chérifien, des entreprises,
qui se trouvaient en réalité entre les mains d’étrangers, purent ainsi, à la
faveur des dispositions de la loi du 20 octobre 1919, qui a établi
l’assimilation des navires marocains aux navires français, tourner les
dispositions légales concernant le monopole de pavillon et venir concurrencer
l’armement français sur les lignes réservées, avec des navires dont les
équipages étaient constitués par des non-nationaux français ou marocains.
C’est dans cette foulée qu’en septembre 1920 fut
créé, au sein de l’administration centrale, un «service de la Marine marchande
et des Pêches maritimes», chargé de toutes les questions administratives,
techniques, économiques et même sociales concernant cette profession.
A ce moment apparurent les premiers navires arborant
le pavillon Chérifien tel que défini par le code maritime de 1919. Ce fut,
tout d’abord, la série des «Caps» : le «Cap Bojador» ; le «Cap Spartel» ; le
«Cap Blanc» ; le «Cap Tarifa», armés par l’Union d’Entreprises Marocaines.
Parmi les bâtiments qui fixèrent leur port d’attache à Casablanca au cours des années suivantes figurent les vapeurs «Agadir» et «Rabat», de la Compagnie Chérifienne de Cabotage, puis la série des «Caïds «Caïd Mima» ; «Caïd Aziz» ; «Caïd Hassan» ; «Caïd Fassi» et « Caid Kébir ».

En 1934, la Société de Transport et de Navigation
mettait en service le navire-citerne «Mélusine».
Mettant à profit les dispositions libérales de la
législation marocaine en ce qui concerne tant les formalités d’immatriculation
des navires que les conditions de leur armement, plusieurs entreprises de
navigation métropolitaines et même étrangères transférèrent leurs unités sous
pavillon chérifien. Et à partir de 1932, la jeune flotte marocaine de commerce
put compter quatorze navires jaugeant plus de dix mille tonneaux et dont quatre
unités dépassaient les mille tonnes.
Cette situation provoqua rapidement de vives
protestations de la part des groupements professionnels maritimes français, et
aussi bien armateurs que marins, demandèrent le réajustement des conditions de
marocanisation de manière que les navires chérifiens admis à participer au
trafic réservé au pavillon national dans les conditions de la loi du 20 octobre
1919, soient placés sur le même pied d’égalité que les navires français sur le
plan de l’armement.
L’administration marocaine ne fit aucune difficulté
pour reconnaître le bien fondé de ces doléances. Le dahir du 2 mai 1933 décida
que la nationalité marocaine ne serait désormais accordée ou maintenue qu’aux
bâtiments effectuant ordinairement une navigation qui intéresse d’une manière
directe et principale le trafic des ports d’Afrique du Nord. Le nombre des
armateurs susceptibles de demander utilement le passage ou le maintien de leur
navire sous pavillon chérifien s’en trouva considérablement réduit.
Cette mesure n’était pas suffisant e aux yeux des
armateurs et marins français et l’administration souscrivit à ces demandes en
amendant la loi du 20 octobre 1919 de telle façon que l’assimilation des
navires marocains aux navires français, au point de vue de l’exercice des
navigations réservées, soit subordonnée à la constatation, dans les ports
français ou algériens touchés par ces navires, que la législation française en
matière d’hygiène, de sécurité de la navigation maritime et d’organisation du
travail est appliquée à bord.
La restriction apportée par le dahir du 2 mai 1933 à
l’activité des bâtiments marocains et sa limitation désormais au «seul trafic
intéressant les ports de la zone française», mais aussi, la concurrence des
Marines marchandes européennes, rapidement reconstituées après la guerre,
entraînèrent à nouveau le déclin hâtif de la flotte marocaine.
Malgré la régression d’une flotte dont il était
l’instrument d’expansion, le Code de commerce maritime marocain établi sur la
base des projets de réforme de ce droit les plus récents est resté pour
longtemps un modèle de législation. On trouve dans certains de ses titres, le
reflet des travaux des conférences internationales qui s’étaient réunies au
cours des années précédentes et aussi du projet de refonte du livre Il du Code
de commerce français qui venait à peine d’être mis au point. Cela explique
pourquoi les dispositions du Code marocain se trouvaient, au moment de sa
publication, et se trouvent encore, nonobstant le vote de la loi du 2 avril
1936, en avance par rapport aux dispositions de la législation maritime
française.
Le texte de ce code présente sur un assez grand
nombre de points, des différences avec le droit maritime français. Il en est
ainsi notamment des privilèges maritimes dont le nombre se trouve limité à
cinq.
De la
limitation de la responsabilité du propriétaire du navire, qui inaugure la
notion du maximum forfaitaire
Des clauses
de non-responsabilité, puisque l’article 264, anticipant à cet égard sur la
réforme qui résulte de la loi du 2 avril 1936, déclare nulle toute clause de
connaissement ayant directement ou indirectement pour objet de soustraire
l’armateur à sa responsabilité, de déroger aux règles de la compétence ou de
renverser la charge de la preuve. L’exonération de responsabilité en faveur de
l’armateur n’est admise qu’en ce qui concerne les fautes nautiques du
capitaine, du pilote et de l’équipage.
Dans le domaine réglementaire, les dispositions du
Code marocain se caractérisent par leur esprit très libéral. Pour ne pas
entraver la formation et le développement d’un armement qui avait à se
constituer de toutes pièces, le protectorat s’était efforcé en effet de réduire
au minimum les obligations d’ordre administratif qui grèvent l’exploitation
des navires.
Il est utile de signaler enfin que, pour empêcher que
le pavillon marocain ne devienne le refuge d’unités fatiguées, un dahir du 2
mai 1933 a décidé que seuls les bateaux de commerce de moins de vingt et un ans
d’âge pourraient être marocanisés.
Cette dernière restriction freina l’expansion déjà
ralentie de la flotte marchande marocaine.
En 1939 et même en 1945, à la fin de la seconde
guerre mondiale, celle-ci ne comptait plus que 5 unités vétustes, jaugeant un
total de 3.000 tonneaux, à peine suffisant pour suivre le rythme rapide de
développement économique.
En 1946, un groupe de colons fonda la société des
Cargos Fruitiers Chérifiens, qui devint propriétaire l’année suivante de deux
anciennes corvettes canadiennes de 900 et 1000 tonneaux de jauge brute, aménagés
pour le transport des primeurs et agrumes, et mises en service sous les noms de
«Moulay Bouchaib» et «Saâda».
De leurs côtés, les deux plus anciens armements casablancais mirent en service de nouvelles unités de cabotage. Cependant l’Union d’Entreprises Marocaines céda Sa flotte après le sinistre du «Caïd Kebir». Vendu à la Compagnie Orano-Marocaine, la Compagnie Chérifienne d’Armement qui perdit le «Rebia» en 1947, peu après son acquisition en Angleterre et ne disposait plus que du «Moghreb», après avoir conclu la vente à terme de l’«Atlas», mit en ligne, sous le nom de «Rharb», un cargo neuf de 1.400 tonnes, construit dans un chantier nordique.

Au cours des années 1947 et 1948, la Compagnie Franco-Chérifienne de Navigation (1), nouvelle entreprise créée en 1945 acquit à l’étranger, avec la participation financière de l’Etat, trois gros cargos, portant respectivement 8.000, 10.000 et 6.000 tonnes immatriculés à Casablanca sous les noms de «Khouribga» «Zelidja» et «Djerada (2), et qui furent affectés à des voyages au long cours.

Mérite également d’être mentionnée la Compagnie
Marocaine des Transports Maritimes, filiale d’une importante Société anglaise,
et qui possédait trois petites barques pétrolières de 200 à 700 tonneaux réservés
à la desserte des ports secondaires, ou utilisées comme ravitailleurs de
navires en rade.
L’époque 1948/49 fut encore marquée par la floraison
d’un grand nombre de petites sociétés attirées par la perspective de
placements lucratifs dans l’exploitation des navires-citernes, provenant pour
la plupart des surplus de la marine américaine. On compta, à un certain moment
jusqu’à quatorze unités de ce type représentant une capacité de charge de
l’ordre de 12.000 tonnes, affectées en permanence au transport des vins
algériens vers la Métropole. Cette situation ne manqua pas de susciter les
doléances des compagnies traditionnellement établies sur le trafic algérien. La
chute des exportations de vins et la concurrence commerciale d’autres
producteurs entraîna la diminution rapide du nombre de ces «pinardiers», qui ne
sont plus que sept en 1953 parmi lesquels, le «Phryne», le «Cricé», le «Stilbé»
et le «Sloughi» maintenus par la Société Bretonne, Le Quellec et Compagnie, les
trois autres «tankers» ayant été transformés pour le transport de carburant et
d’acide.
En ces années et sous la pression des circonstances,
le Maroc a vu s’amorcer et s’amplifier un mouvement d’industrialisation
intense. Face à l’ampleur de l’équipement du pays dans tous les domaines, des
besoins nouveaux en transports, se manifestent particulièrement.
En prévision d’une constance de la croissance des
échanges, certaines sociétés nouvelles d’armement français jugent opportun de
s’installer définitivement au Maroc et de prendre place dans le trafic
national.
Si bien que la flotte de commerce marocaine tombée à
5 unités en 1945 compte dès 1949, 35 navires armés don trois long-courriers
pour un tonnage global supérieur à 32.000 tonneaux. La même année, la Société
Posmar mit en service un petit cargo fruitier le «~flet» de 360 tonnes de port
en lourd.
La Compagnie Franco-Chérifienne, poursuivant son essor, enrichit cette flotte par un cargo moderne et rapide, de 2.500 tonnes à entreponts ventilés, l’«Oudaïa» commandé en 1951 à un chantier étranger.

Deux années auparavant, la Compagnie Chérifienne
d’Armement et de Transports et la Société Maritime de Transports Océano-Méditerranéenne
se signalaient par l’armement de 2 navires citernes
«Sainte-Françoise»et
le Tiznit»
En 1952, c’est la Compagnie d’Armement Pétrolier du
Maghreb qui se porte acquéreur du pétrolier «Agdal» et d’un ancien tanker
anglais rebaptisé «Ménara» qui, avec ses 15.420 T.P.L. et ses 20.200 m3 de
capacité de chargement, devenait la plus grande unité du pavillon chérifien.
De 1952 à 1954, les pétroliers «Térésa», «Tinaz», «Frimau», et «Marhaba» de la Société Fret-Maroc ; les cargos «Saint-Adresse», «Chefde-Caux», «Antifer», de la Société d’Armement France-Maroc, le «Sloughi-Riad», de la même catégorie ; les cargos «Mehdia», «Safi», «Agadir» de la Compagnie Générale Marocaine d’Armement; le «Hassiblal» de la Compagnie Orano-Marocaine et, enfin, le «Nador» de la Société Navale du Moghreb, seront mis successivement en service.

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Le chalutier « El Rezk » de la Compagnie Marocaine des
Pêcheries fut parmi les plus grandes unités de pêche hauturières armées entre
1951 et 1955. |
Cet élan est maintenu sur le plan du cabotage et de
la servitude par l’entrée en service des pétroliers caboteurs et ravitailleurs
aux ports
«El
Karime», «Dadès», et «Souss» de la Société Marocaine de Transport Maritime, le
«Tamelalet» et le «Sloughi» de la Société Navale de l’Atlantique et le «Oued
Kiss» de la Société des Liaisons Maritimes. Le Consortium Maritime
Franco-Marocain propriétaire du «Bruneval» de 869 tonneaux et de l’«Antifer»,
engage les discussions pour le remplacement de deux cargos neufs de plus grande
taille.
Ces acquisitions portent en 1955, la flotte marchande
marocaine à une jauge de plus de 40.000 tonneaux pour un port en lourd de
60.000t dont la composition atteste la diversité des trafics couverts 14 cargos
pratiquant autant le tramping que le cabotage international et les trafics
spécialisés de primeurs et d’agrumes 6 navires citernes, affectés au transport
des vins, 10 pétroliers et transports spéciaux dont 1 unité de 15.000 tonnes et
9 tankers de moindres dimensions.