|
OFFICE NATIONAL INTERPROFESSIONNEL DES CÉRÉALES ET DES
LÉGUMINEUSES (ONICL)
|
L'office national interprofessionnel
des céréales et des légumineuses est un établissement public doté de la
personnalité morale et de l'autonomie financière. L'Office est soumis
à la tutelle de l'État, laquelle a pour objet d'assurer le respect, par les
organes compétents de l'office, des dispositions de la présente loi, notamment
celles relatives aux missions qui lui sont imparties et, de manière générale,
de veiller, en ce qui le concerne, à l'application de la législation et de la
réglementation relatives aux établissements publics.
MISSION :
L'office est chargé de suivre l'état
d'approvisionnement du pays en céréales et légumineuses et leurs dérivés et en
cas de situations exceptionnelles, procéder ou faire procéder, après
consultation des parties concernées, à des achats et cessions, à
des importations ainsi qu'à la détention, au transport et à la transformation
des produits visés ci-dessus. L'office est également chargé ; d'étudier les mesures législatives et réglementaires de nature à
organiser le marché des céréales et des légumineuses, des sous-produits
provenant de la transformation des céréales et des sous-produits qui en sont
dérivés; de contrôler et, s'il y a lieu, d'assurer l'exécution de
ces mesures ; de constituer ou de faire constituer
un stock de sécurité en céréales conformément aux dispositions de l'article 12
ci-après ; d'assurer la gestion et l'exploitation des silos à
céréales portuaires existants et développer et créer d'autres capacités de
réception des céréales, sous réserve des compétences qui peuvent être dévolues
aux même fins à d'autres organismes de droit public ou privé ; d'assurer
la réalisation des opérations particulières d'importation et d'exportation que
le gouvernement décide de lui confier ; d'organiser et de
gérer un système d'information sur les marchés céréaliers et de développer les
données et les statistiques correspondantes ; en sa qualité
d'organisme interprofessionnel, l'office est chargé d'apporter l'assistance
technique et l'information nécessaires aux intervenants sur le marché des
céréales et des légumineuses et de leurs dérivés dans les différents domaines
de leurs activités, de promouvoir et de contribuer à la modernisation, des
entreprises, d'apporter son assistance à la réalisation des programmes de
formation professionnelle et de susciter la constitution d'associations
professionnelles susceptibles de faciliter le dialogue entre ces intervenants
et l'administration. L'office peut, après délibération du conseil
d'administration visé à l'article 3 ci-dessous déléguer à la Fédération
nationale de la minoterie prévue à l'article 20 ci-après, le pouvoir de
contrôle des minoteries industrielles conformément aux dispositions de l'article
21 de la présente loi et des textes pris pour son application. Cette
délégation est soumise à l'approbation de l'autorité gouvernementale chargée de
la tutelle de l'office.
|

|
|
Port de Casablanca : Silos à céréales et un des portiques
de chargement et de déchargement.
|
Organes d'administration et de gestion
:
L'office national interprofessionnel des céréales et
des légumineuses est administré par un conseil composé pour moitié de représentants
de l'État et du directeur de la Caisse nationale de crédit agricole et pour
l'autre moitié de représentants de la Fédération des chambres d'agriculture,
des unions de coopératives de commercialisation de ces produits, des
commerçants en céréales, en légumineuses et en farines et des industriels
utilisateurs de céréales, de légumineuses et de leurs dérivés. Les
représentants des organisations professionnelles intéressées sont désignés par
l’Administration sur proposition de celles-ci.
Historique des silos à céréales du port de
Casablanca :
Antérieurement à 1933, le chargement des céréales à
bord navires se faisait à l’aide des barcasses (allèges) et d’une main-d’œuvre
considérable. Le stockage précédant l’embarquement se faisait sous divers hangars
et, plus généralement, sur terre-pleins découverts. Cette méthode entraînait de
graves dommages pour les marchandises, l’immobilisation d’une sacherie
considérable, une importante main-d’œuvre très difficile à réunir à certaines
époques, une perte de grain élevée au cours des manipulations, enfin un
encombrement très grand des terre-pleins et hangars. C’est en vue
de l’amélioration de ces conditions d’embarquement que les Silos à Céréales du
Port ont été construits sur l’initiative de la Chambre de Commerce et
d’Industrie de Casablanca. En 1930, la concession des Silos à Céréales fut
octroyée à cette dernière. En 1933, l’exploitation débutait. En
1954, devant l’accroissement des manipulations, la Chambre de Commerce et
d’Industrie de Casablanca décidait de doubler les moyens de chargement et de
créer des installations de déchargement. Ces nouveaux aménagements entrèrent
en service en 1956. En 1965, pour accroître la capacité de
stockage devenue insuffisante, la Chambre de Commerce faisait équiper un
magasin portuaire en Silo à « rond plat ».
Description des ouvrages:
LE SILO VERTICAL: Les Silos ont une capacité de 37.500
m3, permettant de loger approximativement 300.000 quintaux de blé. Cette
capacité est répartie suivant 60 grandes cellules pouvant contenir chacune
4.200 quintaux de blé et 40 petites cellules d’une capacité de 1.100 quintaux
de blé. Les grandes cellules ont, en plan, une forme de polygone régulier à 13
pans. La distance entre les cercles inscrits ou circonscrits de ces polygones
est de 5 mètres. Les intervalles entre ces cellules constituent les 40 petites
cellules. La hauteur totale des cellules est de 30 m, comprenant une partie
cylindrique et une partie sensiblement conique à la base de chacune d’elles.
Les parois des cellules sont en béton armé coulé sur place entre deux
revêtements en plaques de béton armé moulé d’avance. L’épaisseur des parois est
d’environ 18 cm. a’ la base et 13 cm. à la partie supérieure. Un
bâtiment de travail accolé au groupe de cellules contient la machinerie des
Silos. Ce bâtiment est également en béton armé et comprend un sous-sol, un
rez-de-chaussée et huit étages. La hauteur totale du bâtiment, au-dessus du
terre-plein, est de 50 mètres environ. A la partie supérieure du bâtiment de
travail se trouve un réservoir d’eau d’une contenance de 150 m3. Au-dessus, ]e
poste de vigie du Port de Casablanca. Le quai est desservi par une
galerie aérienne de 250 mètres qui lui est parallèle et qui est utilisée pour
le chargement et le déchargement des navires. La réception des
grains destinés a’ l’exportation se fait soit par une station de désachage
d’une capacité d’environ 6.400 quintaux de blé située en face des Silos, soit
par deux séries de fosses de déchargement parallèles au grand côté des
bâtiments et desservies par les voies ferrées en bordure du quai (ex quai
Delande), d’une capacité totale de 320 tonnes (400 m3). La
réception des grains importés en vrac se fait à l’aide de deux portiques roulants
qui alimentent la galerie. Ils exécutent le désarrimage en cale.

FOSSES DE RÉCEPTION: La livraison se fait en grande partie
en vrac pour le chargement des navires a’ l’aide de quatre portiques roulants
dont les deux cités plus haut pour le déchargement ils sont munis d’appareils
arrimeurs. Les livraisons en sacs se font aux portes du magasin situé sous les
cellules. Les machines ont été établies pour un débit de 200 tonnes
de blé à l’heure. Ce débit se trouve réduit pour les autres grains proportionnellement
à leur densité. La machinerie des silos comprend ;
les organes de transports verticaux, clé de voûte de l’installation; les
organes de transports horizontaux; les organes de pesage ; les organes de nettoyage; les organes de combinaison ; enfin, l’appareillage de commande et de contrôle de tous les organes
ci-dessus.

ORGANES DE TRANSPORTS
VERTICAUX: Ils
comprennent essentiellement les élévateurs à godets genre « Noria ». Ils sont
au nombre de 7 ; 3 grands élévateurs amenant le grain à la partie
supérieure des Silos ; 4 petits
élévateurs dits élévateurs de reprise; la vitesse des élévateurs est de 3
m/seconde.
ORGANES DE TRANSPORTS
HORIZONTAUX : Ils comprennent au sous-sol des
transporteurs à chaîne et, en étage, des bandes transporteuses de 800 m~¼ de
largeur en tissu de coton imprégné de caoutchouc. Leur débit est de 200 tonnes
de blé à l’heure comme le reste de l’installation. Les bandes se trouvent
au premier étage et dans la galerie, pour l’embarquement à bord des
navires et le débarquement, et au septième étage
au-dessus des cellules pour le stockage dans ces dernières.

ORGANES DE PESAGE : Ils comprennent 4 bascules automatiques de 2.000 kilos pour
les manipulations en vrac, type « Avery » à fléaux égaux, 7 balances
ensacheuses pour les livraisons en sacs, type « Avery ». La précision de ces appareils est de
1/1.000e.
ORGANES DE NETTOYAGE : Ils comprennent 2 groupes de
nettoyeurs-séparateurs et leur cyclone, 3 réseaux de dépoussiérage
s’étendant sur tous les circuits empruntés par le grain.
ORGANES DE COMBINAISON
: Ils comprennent 4
distributeurs principaux, type « distributeurs pendulaires » et servant à la
composition des circuits correspondant aux diverses opérations 4 distributeurs
secondaires, type « distributeurs à revolver » placés sous les bascules. Le
nombre de circuits pouvant être réalisés est immense mais il est bien évident
que tous ne peuvent pas l’être en même temps.
L’APPAREILLAGE DE
COMMANDE ET DE CONTRÔLE : Comprend
exclusivement des appareils électriques. Un poste central de commande est
installé au quatrième étage et
forme pour ainsi dire le cerveau de l’installation. Sur le tableau lumineux, où
sont figurés par des symboles les différents organes cités plus haut, le
préposé à ce poste suit des yeux la marche des différents appareils et compose
les circuits empruntés par le grain. Tous les démarrages sont réalisés à
distance. La force motrice est le courant électrique qui est fourni par le
réseau sous une tension de 5 500 volts. Un poste de transformation est installé
et permet de transformer ce courant en 220 volts triphasé. Il y a
5 circuits pour les entrées et 4 circuits pour les sorties en vrac. La sortie
en sacs est
indépendante de l’installation
mécanique. Les machines permettent, en outre, de faire diverses manipulations
intérieures telles que : nettoyage, transfèrement d’une cellule dans une autre,
ventilation, désinsectisation. Des emplacements ont été prévus
pour augmenter, plus tard, le nombre de ces circuits.
LE SILO HORIZONTAL
: Relié par transporteurs au Silo
Vertical dont il est éloigné de 10 mètres, ce magasin à paroi en béton armé
occupe une surface de 2.400 mètres carrés et a une capacité de 100.000 quintaux
de blé. Les réceptions peuvent se faire à la cadence de 3 fois 200
tonnes/heure. Les livraisons se font soit en vrac au débit de 200
tonnes/ heure, soit en sacs, par peseuses-ensacheuses, à la cadence de 1.500 quintaux à l’heure. Comme
au Silo Vertical, l’ensemble de l’installation est télécommandée et asservie.