SOCIETE ANONYME MAROCAINE DE L’INDUSTRIE DU RAFFINAGE :SAMIR

 

Missions de la SAMIR : Le raffinage du pétrole brut, l’industrie de transformation des dérivés du pétrole et d’une façon générale toutes activités relevant de l’industrie pétrolière destinées à satisfaire en priorité les besoins intérieurs du marché marocain, ainsi que toutes les opérations commerciales d’importation, exportation, admission temporaire ou autre; liées directement ou indirectement au raffinage.

La vente ex-raffinerie, la distribution des produits finis obtenus tels que définis ci-dessus et la vente des sous-produits de raffinage ainsi que l’exportation des surplus de produits

La fabrication, l’achat, la vente ferme ou à la commission, l’importation et l’exportation, la consignation et le commerce en général de toutes matières denrées, produits finis ou semi-finis, objet et marchandises diverses.

La conservation, le magasinage et l’entrepôt de tous produits et matières.

La représentation de toutes fabriques, usines et maisons de commerce. Raffinage du pétrole brut

 

Le Pétrole

De nombreux indices et diverses données montrent que le Maroc dispose bien d’un réel potentiel en hydrocarbures

Par ailleurs, l’outil industriel des raffineries marocaines a, depuis sa création, toujours été protégé par l’Etat. Pour améliorer la qualité et accroître la productivité, la privati­sation des raffineries fut décidée en 1997.

L’Etat déte­nait, à travers la SNPP, une participation de 50% dans le capital des principales sociétés de distribution, filiales de multinationales.

La SAMIR, unique raffineur, détient le monopole de l’importation.

Il faut noter que les carburants constituent 80% de la demande en pétrole. Cette consommation passe par les pompes des stations services (au nombre de 1500) de 13 compagnies (dont trois majors internationales) qui se partagent un petit marché de 6 millions de tonnes de pétrole raffiné achetées à la SAMIR. Le prix de vente est encadré par l’Etat. Les 20% restants vont dans les grandes industries et les grands offices, l’ONE en consomme une part importante.

La réserve stratégique de produits raffinés est à la charge des compagnies pétrolières. Ce stock, dont la valeur est estimée à environ 3,5 milliards de dirhams, correspond à 2 mois de consommation du pays.

 

Historique

Au cours des années 1950, l’office italien des hydrocarbures dénommé ENI (Ente Nazionale Idracarbur) décide de s’implanter au Maroc dans le but de mener des activités de recherche et d’exploration pétrolière.

 

En 1959, l’ENI abandonne les activités amonts au Maroc qui se révèlent infructueuses et, face à un marché local important (près de 700.000 tonnes par an), charge sa filiale l’ANIC pour la construction d’une raffinerie à Mohammedia en partenariat avec le Bureau des Etudes et des Participations Industrielles (BEPI). La capacité initiale de la raffinerie était de 1.250.000 T/an de traitement de pétrole brut par distillation atmosphérique.

 

C’est en 1961-62 que démarre l’activité de la raffinerie dans un contexte très favorable (un marché qui double tous les 5-6 ans) .

 

Une deuxième extension de la raffinerie eut lieu en 1972 et porta la capacité à 2.250.000 T/an. La raffinerie tourne alors à plaine capacité.

Le choc pétrolier de 1973 induisit une flambée des prix au niveau international. Pour éviter les répercussions sur le Maroc où les prix sont administrés, l’Etat marocain décida de racheter les parts de l’ANIC.

 

Face à la demande de plus en plus forte des produits pétroliers, la SAMIR décida, en 1975, l’installation d’une nouvelle raffinerie complète d’une capacité de 4.000.000 T/an.

 

Ainsi, en 1978, la SAMIR porta effectivement sa capacité à 6.250.000 T/an et lança un appel d’offres pour la réalisation d’un complexe de lubrifiants pouvant débiter 100.000 T/an d’huiles ; Cette unité débutera 6 ans plus tard.

 

En 1991, la SAMIR entreprit le réaménagement de l’ensemble des installations existantes en vue d’améliorer la qualité de ses produits et la sécurité de son process.

 

En 1995, dans le cadre de la première phase du programme de privati­sation de la société, la SAMIR fut introduite à la Bourse de Casablanca par la voie d’une offre publique de vente sur 5.160.375 actions, soit 25% du capital social.

 

En 1997, dans le cadre de la seconde phase de privatisation de la SAMIR, le groupe Corral acquit 60,9% du capital de cette derniè­re

 

En 1998, le groupe Corral rachèta la part encore détenue par l’Etat, soit 6,77%.