MONDE MARITIME

 

La flotte civile mondiale d’une capacité de chargement de sept cent millions de tonnes, comporte trente six mille navires et réalise annuellement un fret de 4.5 milliards de tonnes ; à lui seul, le transport des hydrocarbures représente plus de la moitié en  tonnage des produits transportés en mer, mais en terme de valeur, sa proportion n’est que de l’ordre de dix pour cent.

Par contre, les produits manufacturés et les biens intermédiaires, dont le volume annuel avoisine le milliard de tonnes, représentent, en valeur, les deux tiers du tafic planétaire. Leur transport est assuré par des porte-conteneurs dont certains ont une capacité de cinq mille boîtes.

Mais de tous les trafics, celui des marchandises virtuelles et invisibles, telles les communications téléphoniques et les données informatiques, connaît l’expansion la plus spectaculaire.

Presque, toutes les marchandises physiques transitent par les ports. Avec un trafic annuel de l’ordre de trois cent millions de tonnes Rotterdam et Singapour sont les premiers ports de la planète.

L’exploitation des mers intéresse tout d’abord la pêche sur laquelle repose une partie considérable de l’alimentation humaine. Elle représente près de cent millions de tonnes de prises chaque année, et stagne depuis vingt ans autour de cette valeur.

Plus du tiers de la production mondiale de pétrole provient de l’exploitation off-shore.

Les gisements de gaz contribuent au cinquième de la production mondiale.

Aux hydrocarbures, il faut ajouter l’étain dont la moitié de la production mondiale provient de l’offshore, le magnésium, le thorium et les nodules polymétalliques comme le cuivre ou le cobalt.

On ne peut évoquer les océans sans parler de la pollution.

Les contaminations ponctuelles de l’environnement par les hydrocarbures, aussi spectaculaires soient-elles, ne doivent pas faire oublier celles plus graves des pollutions chroniques, 63 % des dégâts sont imputables aux eaux de ruissellement qui charrient des hydrocarbures venus des villes et des usines.