QUATRE AXES STRATÉGIQUES
Développement Portuaire:
S’inscrire dans la logique des Ports Hub, Consolider la répartition régionale
du trafic national, Capter les lignes de croisières et Promouvoir l’Industrie
navale.
Instrument Régional : Intégration
Ville-Port
Organe Régulateur : Confirmer
l’Autorité portuaire dans son rôle de contrôle et coordination.
Veille et Entretien :
Maintenance des Infrastructures et Préservation de l’Environnement.
LA STRATÉGIE
Les échanges entre le
Maroc et le reste du monde oscilleront en moyenne autour d'une valeur limite
tendancielle, dont la prise en compte est incontournable dans toute projection
pour l’horizon 2010.
Pour ceux qui
croiraient que cette vision est utopique, nous tenons à rappeler que notre pays est pionnier en la matière,
puisque depuis vingt ans déjà, l’Office Chérifien des Phosphates (OCP), bien
avant tout le monde, a axé sa stratégie sur l’intégration des services :
il extrait les minerais du sous-sol ; il les transforme en produits
finis ; il gère directement, sous forme de concessions, les terminaux
portuaires d’embarquement ; il transporte sa production dans ses propres
navires à travers sa filiale Marphocéan ; il assure la livraison des
produits finis ou des minerais bruts, et dans certains cas, il transforme ces
derniers en produits finis dans le pays de destination où il possède sa propre
usine. L’OCP maîtrise ainsi totalement, de bout en bout, l’ensemble des
maillons de la chaîne logistique : c’est l’idéal recherché par tous les
grands opérateurs mondiaux.
Dès 1990,
l’Autorité du Port de Singapour(PSA) décida de globaliser sa structure
portuaire en prenant des participations à l’étranger, pour un montant annuel de
l’ordre de 250 millions de dollars. En Italie, elle possède aujourd’hui 60% du
terminal de Gênes et une partie du terminal de Venise. Au Portugal, elle gère
celui de Sinés sur une durée de trente ans. En Corée, elle s’est associée avec
Samsung pour développer le deuxième port du pays, Inchon South Port. La PSA est
également présente en Chine à Dalian et Fuzhou. Et en 2001, elle prévoit de
construire aux Etats-Unis le nouveau terminal de croisière de San
Fransisco.
Au Maroc, la stratégie portuaire est
dissociée de la stratégie maritime ; il conviendrait dorénavant de les
intégrer dans le même projet d’avenir, avec pour finalité, la réduction de la
distance économique séparant notre pays de ses marchés traditionnels.
La stratégie pour les ports de
commerce, c’est à dire la définition des objectifs et des moyens humains et
matériels à mobiliser pour réaliser ces objectifs dans des délais fixés, a été
tracée sous forme de plan, pour la première fois entre 1981 et 1983. La partie
pêche avait fait l’objet d’une étude séparée.
Ce plan, dit Plan Directeur Portuaire
National ou PDPN en abrégé, a été réactualisé entre 1991 et 1994, et incluait
le secteur de la pêche ; la plaisance fut l’objet d’une étude séparée. Ce
plan fut à son tour sommairement réajusté en 1998.
Un troisième plan, cadrant le moyen
terme et le long terme, fut élaboré en 2001 pour l’ensemble des activités
portuaires, y compris la plaisance, la croisière et la réparation navale.