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Durant l’année 2002 la situation pluviométrique au niveau
national a été déficitaire par rapport à la normale . Seuls les
bassins Nord-Ouest, la Moulouya, le Souss Moyen et le Massa ont connu
des excédents.
Ce
déficit pluviométrique s’est accompagnée d’un déficit général
par rapport à la normale des apports d’eau.Ainsi,
les apports enregistrés aux niveaux des barrages ont été déficitaires
de 56 % par rapport à la normale. Seuls les barrages du Smir, et Hassan
II, ont bénéficié d’apports excédentaires, le reste des barrages
ont connu des apports déficitaires.
Les
besoins en eau potable et industrielle des villes alimentées à partir
des barrages ont été satisfaits sans déficit.Des
programmes d’irrigation normaux ont été adoptés pour les
périmètres dominés par les
barrages disposant de réserves d’eau favorables. Il s’agit
du Loukkos, du Gharb et de la Moulouya.
Les
périmètres dominés par les barrages M.B.A.Al Khattabi et Abdelmoumen
ont connu un arrêt de l’irrigation afin de sécuriser
l’alimentation en eau potable des villes d’Al Hoceima et
d’Agadir et des programmes restrictifs ont été adoptés au
niveau des autres périmètres.
Pour ce qui concerne les eaux souterraines, la situation pluviométrique
déficitaire enregistrée durant l’année hydrologique 2001/2002,
s’est traduite par une tendance générale à la baisse dans la
majorité des nappes du Royaume. Cette baisse devient plus accentuée notamment dans les zones
fortement sollicitées
par les pompages tel est le cas des nappes du Saïss profonde (-5.5m) ,
du souss Aval (-7.65m) et
de Taza (-10m) ainsi que de Charf
El Akab (-8m) en
pompage actuellement .
Ces
baisses traduisent l’effet conjugué de la sécheresse qu’a connu
notre pays durant cette année
et la surexploitation des ressources en eaux souterraines pour subvenir
aux besoins en eau potable , d’irrigation et industriels .Cette
situation nous incite à faire appel aux différents usagers de l’eau
pour une exploitation optimale et une économie rigoureuse de cette
ressource.
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