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P A G E R |
Améliorations
apportées par le PAGER |
| Approche
de mise en oeuvre du PAGER |
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SITUATION DU SECTEUR AVANT LE PAGER |
Le PAGER ou programme d’approvisionnement groupé
en eau potable des populations rurales a été initié au lendemain de la
8ème session du Conseil Supérieur de l’Eau et du Climat dont un
des thèmes examinés a été réservé à l’eau potable rurale.
Au cours de cette session un schéma directeur pour l’approvisionnement
en eau potable rurale a été présenté , l’étude de ce schéma directeur,
après une enquête qui a permis de recueillir les informations sur près de
40.000 localités, a montré l’ampleur des problèmes vécus par la population
rurale, et proposé des lignes directrices pour résoudre ces problèmes sur les
plans technique, institutionnel et financier.
L’étude dudit schéma directeur a mis en évidence
les principales contraintes freinant le développement de la desserte
en eau potable des populations rurales :
u
la dispersion
constitue une caractéristique majeure de l’habitat rural, ce qui est une
contrainte sérieuse pour la conception de réseaux de distribution d’eau et
en augmente le coût ;
u
les communes
rurales , en majorité pauvres et mal structurées , sont incapables de se
prendre en charge pour organiser le service de l’eau potable ;
u
aucun département
administratif n’assurait un vrai rôle de tutelle sur le secteur de l’eau
potable rurale et l’Etat n’accordait qu’une aide insignifiante pour le
secteur.
Les conséquences de cette situation sont rappelées ci-dessous et montrent à
quel point les populations rurales souffraient de la carence de l’organisation
du secteur de l’eau potable rurale :
·
Seuls 14
% des populations rurales accédaient, au début des années 1990, à l’eau
potable dans des conditions sanitaires acceptables et de commodité convenables ;
le reste s’alimentait à partir de points d’eau traditionnels aux conditions
sanitaires non toujours acceptables, quant elles ne vont pas chercher l’eau à
des distances pouvant atteindre plusieurs kilomètres. Ce taux d’accès ne dépassait
même pas 10 % dans certaines provinces.
A titre de comparaison sont donnés ci-dessous les taux d’accès à l’eau potable en milieu rural dans certains pays africains :
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Pays |
Taux d’accès à l’eau potable |
|
Lybie (1990) |
80% |
|
Burkina ( 1990) |
47% |
|
Tunisie (1992) |
65% |
|
Mauritanie ( 1990) |
65% |
|
Niger (1990) |
59% |
|
Sénégal (1992) |
42% |
|
Algérie (1985) |
55% |
|
Maroc (2001) |
48% |
· l’approvisionnement en eau des foyers était assuré dans 93 % des cas par des femmes et des enfants.
·
Les périodes
de sécheresse aggravaient cette situation avec l’augmentation des distances
de transport et l’altération de la qualité de l’eau.